Tu as vu passer le reel : « Claude Code illimité et gratuit ». C’est vrai, et c’est faux, selon ce qu’on met derrière le mot gratuit. OmniRoute est un logiciel libre (licence MIT) qui tourne sur ta machine et se fait passer pour l’API d’Anthropic. Claude Code lui parle comme d’habitude ; lui, il envoie tes requêtes à l’un des 352 fournisseurs qu’il connaît — dont une bonne partie ont un palier gratuit. Quand l’un dit « quota atteint », il passe au suivant sans te couper. Voilà tout le génie du truc, et voilà aussi sa limite : ce n’est pas Claude qui te répond gratuitement, c’est un autre modèle, choisi parmi ceux qui ont encore du crédit.
OmniRoute te donne Claude Code l’outil (le terminal, les fichiers, les skills) sans payer Anthropic, mais avec le cerveau d’un modèle gratuit derrière. Pour du code de brouillon, des tests, des scripts jetables : oui. Pour ce qui part en prod chez un client : je garde Opus.
Le reel parle de 200 fournisseurs, 1,6 milliard de tokens et 90 % d’économie. Le dépôt, lui, dit ceci le 7 septembre 2026 (les auteurs ré-auditent le catalogue toutes les deux semaines et préviennent que ça bouge dans les deux sens) :
Donc « 1,6 milliard » est arrondi vers le haut, « 200 fournisseurs » vers le bas, et « 90 % » est la moyenne, pas le plafond. Rien de scandaleux — mais autant citer les vrais.
Il faut Node.js sur ta machine. Ensuite :
Le serveur démarre sur http://localhost:20128 et ouvre un tableau de bord. Sans aucune clé, deux fournisseurs gratuits sont déjà branchés : tu peux tester tout de suite avec le modèle auto. Pour brancher Claude Code, la commande dédiée règle tout à ta place :
setup-claude écrit un profil Claude Code, launch ouvre Claude Code dessus en injectant le jeton. À la main, ce sont deux variables d’environnement : ANTHROPIC_BASE_URL pointée sur http://localhost:20128 (sans /v1) et ANTHROPIC_AUTH_TOKEN avec une clé OmniRoute ; le modèle se règle sur auto (ou auto/offline pour privilégier le fournisseur qui a le plus de marge de quota). Deux pièges relevés dans le wiki : les variables sont lues au démarrage, donc redémarre Claude Code après un changement ; et le jeton n’est jamais écrit dans le profil, il faut passer par launch ou l’exporter toi-même.
Dans le tableau de bord, /dashboard/free-tiers liste les fournisseurs, ce qu’ils donnent par mois et ce qu’il te reste. C’est là que tu colles tes clés Mistral, Gemini, Groq… Chaque clé ajoutée grossit ton réservoir. Le README publie la méthode de calcul dans docs/reference/FREE_TIERS.md.
Depuis La Réunion, l’abonnement Max à plus de 100 € par mois pique, et les jours où je fais tourner trois vidéos et deux workflows, je tape le plafond avant midi. Je vois OmniRoute comme une roue de secours : Claude Code reste branché sur mon abonnement en priorité, et quand la limite tombe, la session continue sur un modèle gratuit pour le boulot mécanique — renommer, tester, écrire des fixtures, résumer un log. Le raisonnement d’architecture et tout ce qui part chez un client attendent le retour d’Opus. Ça, c’est le vrai gain : ne plus perdre la session, pas coder gratuitement toute la journée.
Dépôt github.com/diegosouzapw/OmniRoute (README lu le 7 septembre 2026, version release/v3.8.51), page docs/reference/FREE_TIERS.md (méthode de calcul des tokens gratuits), docs/compression/COMPRESSION_ENGINES.md (RTK + Caveman), wiki « Claude Code Configuration ». Le reel d’origine est de @thomasbssh ; les chiffres ci-dessus viennent du dépôt, pas du reel.